Les chiffres-clés

 

Un développement constant

À fin 2010, on comptait 1 959 sociétés coopératives et participatives adhérant à la Confédération des Scop réunissant 39 107 salariés hors filiales non coopératives et plus de 50 000 en comptant ces filiales. A fin 2009, le nombre de Scop était de 1 893 et les salariés de 39 893. Après quinze ans de croissance régulière, les Scop progressent encore de + 3,5 %.

Carte des Scop_40

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Des entreprises pérennes 

Taux de survie après 3 ans en Scop : 74 % (moyenne France: 66 % - source Insee)

Chiffres clés_250



Une dynamique de création

En termes de création, 208 Scop nouvelles sont nées en 2010, contre 166 en 2009, quelle que soit l’origine de création (ex-nihilo, réanimations et reprises d’entreprises en difficulté, transmission d’entreprises saines et transformation). Le nombre d’emplois correspondants dépasse les 1 100, à un niveau identique à celui de 2009. Dans la durée, la tendance est nettement à la hausse puisque sur le cumul des cinq dernières années 2006 à 2010, 974 Scop et 6 365 nouveaux emplois ont été créés toutes origines confondues, contre seulement 685 Scop et 5 188 emplois lors des années 2001/2005.
 
 

Les principaux critères économiques : une meilleure solidité financière 

Les Scop, comme toutes les entreprises, ont été affectées par la crise. 

Les excédents nets de gestion (bénéfices des Scop) ont baissé de 12 %. Pour autant, le niveau de 115 millions d’€ reste pour autant au dessus des résultats nets enregistrés jusqu’en 2005, qui avait vu un record à 113 millions d’€. Enfin, les Scop ont continué de consolider leurs fonds propres, qui passent de 1,15 à 1,19 milliard d’€, soit une progression de 3,5 % en un an. 

 

Répartition des Scop et salariés par taille d'entreprise

La taille moyenne de 20 salariés par Scop cache une forte disparité des situations.

Comme pour les autres PME, les plus petites sont les plus nombreuses (plus de 1 170 Scop font moins de 10 salariés), mais ces Scop rassemblent moins de 12 % des effectifs salariés des Scop.
A contrario, moins de 9 % des Scop sont des entreprises de 50 salariés et plus et rassemblent plus de 55% des emplois Scop.

Les entreprises de 10 à 50 salariés représentent quant à elles un tiers du total des Scop, tant en nombre d’entreprises qu’en emplois.

Dans la durée, la part des Scop de 10 à 50 salariés tend à diminuer, avec des emplois relativement plus nombreux dans les Scop les plus petites (moins de 10 salariés) et les plus grandes (plus de 50 salariés).

Répartition par taille d\'entreprise_300

Répartition des Scop et salariés par métier

Les Scop sont surtout présentes dans les services (1 135 Scop, 18 137 emplois). Mais le secteur du BTP garde toujours une place prépondérante (427 Scop, 11 256 emplois), de même que l’industrie (360 entreprises, 9 135 emplois). 

Comparé à la moyenne française, les Scop sont très nettement sur représentées dans la construction (28,8 % des emplois contre 6,8 % en moyenne française), dans l’industrie (23,4 % des emplois contre 14,9 % en moyenne française).

A l’inverse, elles restent moins présentes dans le secteur tertiaire (46,4 % des emplois Scop contre 74,2 % de l’emploi salarié en France) et nettement moins présentes dans les autres secteurs (1,5 % en Scop vs 4,1 % sur la France), tels que l’agriculture, mais aussi l'immobilier, la finance.

Répartition par secteur_300

  
 

Répartition du résultat dans les Scop

En 2010, comme chaque année, les Scop ont privilégié leurs fonds propres en affectant 39 % de leurs résultats aux réserves impartageable
Les salariés de Scop tous métiers et toutes tailles confondus se sont ainsi vus rétrocéder 40 % des excédents nets de gestion (ENG) sous forme de participation, et 10 % sous forme d’intéressement, soit la moitié des résultats ristournés aux salariés sous forme de « part travail ».

Enfin, 11 % des ENG ont été consacrés au versement des dividendes.

Répartition des bénéfices_300