Les chiffres-clés 2018

Les Sociétés coopératives poursuivent leur développement #Cap70000

En 2018, le Mouvement des Sociétés coopératives atteint 60 400 emplois, poursuivant sa lancée  vers le cap des 70 000 emplois coopératifs à horizon 2020. Les effectifs ont augmenté de 4,5 % dans l’année, et de 12,9 % depuis fin 2016. 3 311 coopératives sont désormais actives sur le territoire français, générant un chiffre d’affaires agrégé de 5,5 milliards d’euros, en progression de 6,2 % sur un an.

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Depuis fin 2016, le nombre de Sociétés coopératives a augmenté de 10 % pour s’établir à un total de 3 311 Sociétés coopératives actives en France à fin 2018.

En 2018, la croissance nette du nombre de Sociétés coopératives est relativement moins élevée par rapport à 2017 (+ 3,8 % en 2018, contre + 5,8 % en 2017). Toutefois, la dynamique de création de coopératives se maintient autour de 300 nouvelles créations  par an.
Fin 2018, les coopératives nouvellement créées ont engendré près de 1 900 emplois supplémentaires (+ 18 % par rapport aux créations de 2017). Par ailleurs, la croissance des emplois au sein des coopératives existantes antérieurement à 2018 reste soutenue avec un solde net des emplois avoisinant 2 300 en un an. Toutefois, 1 600 emplois ont été perdus cette année en raison des disparitions de coopératives. Au final, la croissance nette des effectifs s’élève à  + 2 600 emplois.

 

Emplois créés et disparus en 2018  
Emplois créés de créations ex-nihilo 375
Emplois consolidés par une transmission saine 920
Emplois sauvés par une reprise en difficulté 190
Emplois consolidés par une transformation 402
Evolution des emplois au sein des coopératives existantes +2 282
Emplois bruts créés 4 169
Emplois supprimés par la disparition des coopératives 1 584
Emplois nets créés + 2585

 

Les transmissions d’entreprises saines, génératrices d’emplois

Si les créations ex-nihilo avoisinent les 70 % du nombre total de créations de coopératives en 2018, celles-ci ne génèrent que 20 % des emplois issus des créations de l’année. En 2018, près d’un emploi sur deux engendrés par les créations nouvelles provient de transmissions saines en coopérative, soit 920 emplois consolidés en coopérative. Les transformations d’associations représentent 11 % des créations de coopératives de l’année et 21 % des emplois nouveaux. Les reprises d’entreprises en difficulté sont relativement moins nombreuses avec néanmoins près de 200 emplois sauvés.

Au sein de la population totale des Sociétés coopératives fin 2018, les tendances se confirment avec la part croissante des emplois dans les coopératives issues de transmissions d’entreprises saines (20 %), sachant que plus de 50 % des effectifs sont toujours ancrés dans des coopératives qui ont été créées ex-nihilo.


Origine de création - sociétés coopératives


Dynamiques sectorielles

A l’instar de l’ensemble du tissu économique français, le secteur des services reste le plus dynamique en termes d’entreprises avec 46 % des coopératives créées en 2018. Près de 140 coopératives ont vu le jour dans ce secteur, dont plus de la moitié créées sous statut Scic. Ce secteur voit ses effectifs augmenter de presque 700 emplois dans l’année et son chiffre d’affaires de + 6,5 %.

La plus forte progression annuelle en termes d’effectifs s’observe dans le secteur de l’éducation, santé et action sociale : ce secteur compte en effet quelques 850 emplois supplémentaires en fin d’année. Sont à l’origine de cette forte croissance 28 créations nouvelles, dont 18 Scop et 10 Scic créées en 2018, mais aussi le développement des coopératives existantes. Le chiffre d’affaires des coopératives de ce secteur croît de 7,9 % au cours de l’année.

Le secteur du commerce affiche une belle progression de son chiffre d’affaires (+ 25.5 % en 2018). Les coopératives s’y sont développées de façon significative avec 44 coopératives créées dans l’année, à part égale sous statut Scop et statut Scic. Le solde net des emplois coopératifs du commerce représente 500 emplois supplémentaires à la fin de l’année (+ 23,5 %).
Le secteur de l’industrie poursuit sa croissance régulière avec le renforcement de ses effectifs de 370 emplois (+ 3,9 % en un an), du nombre de coopératives de 3,1 % et de son chiffre d’affaires de 3,5 %.

Une centaine d’emplois augmentent les effectifs des Scop et Scic de la construction dont le chiffre d’affaires est en hausse de 5,1 %, le nombre de coopératives dans ce secteur restant stable.

A noter, une quinzaine de nouvelles coopératives créées dans le secteur de l’énergie et environnement dont 14 Scic.

Répartition sectorielle

 

Solidité économique et financière

En hausse de 6,2 % sur l’année, le chiffre d’affaires net agrégé des coopératives du Mouvement passe à 5,5 milliards d’euros, soit 5 milliards réalisés en Scop et 420 millions en Scic. Si l’on comptabilise également les 1,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré par les filiales non coopératives détenues majoritairement par les Sociétés coopératives en France et à l’étranger, le chiffre d’affaires total s’élève à 6,8 milliards d’euros.

77 % des Sociétés coopératives sont bénéficiaires , ce ratio variant significativement en fonction de la taille des entreprises : 89 % des coopératives de 50 salariés et plus affichent un résultat net comptable positif, 81 % pour celles ayant 10 à 49 % salariés et 73 % pour les moins de 10 salariés. Le taux de coopératives bénéficiaires est le plus élevé dans l’industrie (81 %) ; pour tous les autres secteurs, ce taux varie peu, allant de 73 % dans les transports à 77 % dans la construction. Les différences dans la proportion de coopératives bénéficiaires sont davantage marquées d’une région à l’autre.

Carte France - nb emplois cooperatifs



Dans les Scop, les richesses créées profitent principalement aux salariés et au renforcement des réserves des coopératives. Depuis 2016, la part significative venant consolider les réserves des Scop a augmenté régulièrement, s’élevant à près de 46 % des excédents nets de gestion (ENG) en 2018. La participation allouée aux salariés atteint 42 % des ENG, en léger repli par rapport à 2017, au bénéfice d’une hausse relative des intérêts aux parts sociales (13 % des ENG).

Autre signe de bonne santé des Sociétés coopératives, le taux de pérennité à 5 ans progresse d’un point de pourcentage, s’établissant à 68 % en 2018. Les coopératives issues de transmissions d’entreprises saines et de transformations d’associations sont les plus pérennes, avec un taux de pérennité à 5 ans de 75 % et 82 % respectivement.  Cette année encore, Scop et Scic affichent une pérennité significativement supérieure à la moyenne nationale des entreprises puisque selon l’Insee (2017), le taux de pérennité à 5 ans des entreprises françaises hors régime de l’auto-entrepreneur est de 60 %.
 

Origine de création Taux de pérennité à 5 ans
Total 68,4 %
Ex-nihilo 64,3 %
Transmission d'entreprise saine 75 %
Reprise d'entreprise en difficulté 68,9 %
Transformation d'association ou de coopérative 82,1 %

 

De plus en plus de membres associés

Le sociétariat salarié au sein du Mouvement augmente de 2,6 % en 2018 et totalise plus de 33 000 coopérateurs85 % des salariés associés travaillent dans les Scop et 15 % dans les Scic. Le taux de sociétariat médian en 2018 reste constant par rapport à l’an passé : 75 % des effectifs au global, 75 % dans les Scop et 67 % dans les Scic. Par ailleurs, le sociétariat total, salariés et autres, poursuit sa progression (+ 3.3 % en 2018). Cette croissance est principalement portée par les coopératives multi-sociétaires qui comptent désormais 65 200 associés (+ 6,4 %).
 

Égalité professionnelle

Comme en 2017, les femmes représentent 33 % des effectifs du Mouvement. Notons toutefois la progression d’un point de la part des femmes dirigeantes de Sociétés coopératives : en 2018, 27 % des dirigeants d’entreprises sont des femmes, contre 26 % en 2017.
 

 

Sources et méthodologie

Ce bilan chiffré concerne l’ensemble des Scop et des Scic en France, adhérentes ou non à la Confédération générale des Scop. Les éléments démographiques, économiques et financiers relatifs aux coopératives du périmètre sont arrêtés au 31 décembre 2018, un retraitement des données manquantes ayant été réalisé en dernière année connue. Dans ce document, le Service des études confédéral a réactualisé les statistiques des années précédentes pour tenir compte des données désormais disponibles ; aussi, les résultats au titre des bilans antérieurs peuvent quelque peu varier.